PDF Print E-mail
Activités et revenus complémentaires à domicile - Trader, Bourse et Forex en ligne

 

3 Comment prendre une décision d’investissement

3.1 Savoir s'informer

La première étape dans l'initiation boursière est souvent la lecture de la cote, cote que l'on peut retrouver dans les principaux quotidiens économiques en détail ou synthétisée dans les journaux d'information génaralistes. Une cote donne les principaux éléments d'information relatifs à la séance de la veille avec le nom des différentes valeurs, classées par ordre alphabétique et par marché. Sur une valeur, on retrouve essentiellement des informations relatives à son cours, à savoir le dernier cours coté, son plus haut et son plus bas au sein de la séance boursière, son premier cours ou cours d'ouverture. Y figure aussi son code ISIN, code que vous serez amené à réutiliser pour passer vos ordres ou rechercher de l'information. Le nombre de titres composant le capital social de l'entreprise est généralement précisé de même que les volumes, c'est à dire le nombre de titres échangés sur cette valeur lors de la séance précédente. Enfin, le plus souvent, on retrouve des données relatives au dividende (montant payé par l'entreprise à ses actionnaires), avec la date du dernier paiement, le montant net et l'avoir fiscal. Les différentes informations que l'on retrouve dans une cote sont assez succinctes, mais leur lecture régulière permet de commencer à avoir une "mémoire de marché" c'est à dire de commencer à intégrer les cours cotés par un certain nombre de titres, information qui vous servira régulièrement par la suite pour détecter des baisses anormales dont vous pourrez profiter.

Le second stade de l'information consiste généralement à commencer à lire les hebdomadaires boursiers du week-end. Ces journaux vous donneront des conseils pour investir, servez-vous en pour découvrir les activités des sociétés, les informations à connaître, etc... Pour commencer, la lecture d'un seul de ces journaux est suffisante.

Enfin, Internet a donné naissance à de nombreux sites d'informations ou de conseils boursiers. L'intérêt principal des sites est de diffuser une information dans les plus brefs délais, ils connaissent une forte croissance de leur diffusion. Soyez cependant vigilants vis à vis des informations qui y sont diffusés, la qualité des conseils étant parfois très disparate. Prenez surtout garde aux informations souvent erronées qui circulent sur les forums et qui ont surtout pour objectif d'influencer vos investissements boursiers. Il y a sur les forums beaucoup d'informations intéressantes mais aussi beaucoup de désinformation.

3.2 La lecture d'un rapport annuel

Passé le stade de l'information générale, arrive celui plus délicat de l'information financière et de la lecture d'un rapport annuel. A priori, le sujet n'a rien de passionnant et pourtant, la lecture du rapport d'une entreprise permet de trouver des mines d'or... Le rapport annuel d'une entreprise est une véritable photographie de la société. Il permet avec un minimum d'expérience de pouvoir s'informer sur la solidité financière d'une entreprise, sa rentabilité, sa croissance, etc... Mais il a une limite, il n'est disponible que plusieurs mois après la date de clôture des comptes. Notez que les sociétés adressent généralement sur simple demande leurs rapports annuels à leurs actionnaires et qu'ils sont généralement accessibles sur le site Internet de l'entreprise concernée.

Vous trouverez dans un rapport annuel des informations précises sur les métiers et les produits de la société ainsi que ses comptes détaillés. Par souci de simplification, nous n'aborderons que les deux aspects comptables les plus essentiels, le bilan et le compte de résultat. Commençons par le compte de résultat qui est l'élément comptable le plus facile à comprendre.

Un compte de résultat part des ventes ou du chiffre d'affaires, dont on déduit les différentes charges de l'entreprise pour arriver à un résultat positif (bénéfice) ou négatif (perte). Le tableau ci-dessous vous en explique les fondements :

  Chiffre d’affaires (=Ventes de l'entreprise)

- Charges d'exploitation Charges de personnels
  Achats extérieurs
  Locations
  Amortissements et provisions
  ....

= Résultat d'exploitation

- Charges financières Intérêts d'emprunt, agios bancaires,
+ Produits financiers Dividendes, produits des placements,
= Résultat Courant

+ Produits exceptionnels Ecart entre les prix de vente et la valeur du bien dans le bilan
- Charges exceptionnelles comptes, provisions pour restructurations

= Résultat courant avant impôts

- Impôts sur les résultats

= Résultat Net

 

Quelques précisions :

 Les Dotations aux Amortissements
Les biens possédés par une entreprise se déprécient chaque année qu'il s'agisse d'immeubles, ou de matériels tels que des machines, des véhicules, etc. Pour tenir compte de la perte de valeur de ces biens, chaque année, on passe en charge une quote-part du prix d'achat du bien. Pour un bien tel qu'une automobile on pourra retenir une durée de 5 ans. Dans ce cas, on amortira 20 % de la valeur d'achat chaque année. Avec le nouveau plan comptable (IFRS), l'amortissement des survaleurs concernant les sociétés acquises ou "goodwill" n'est plus de mise. Une évaluation de ces sociétés est effectuée chaque année et donnera lieu, si besoin est, à une dépréciation si la valeur ne corresponds plus au prix d'achat.

 Les provisions

les sociétés peuvent constater des provisions qui leur permettent de tenir compte d'une charge presque certaine, dans le respect de règles comptables et fiscales très strictes. Le plus souvent, il s'agira de provisions pour clients douteux : l'entreprise a effectué la prestation, elle n'a pas reçu le règlement et juge qu'il sera difficile de recouvrer sa créance. Dans ce cas elle peut provisionner cette créance, ce qui lui génère une charge purement comptable.

 Les produits et charges exceptionnels

La vie d'une entreprise est affectée par des éléments exceptionnels, c'est à dire qui ne rentrent pas dans son cycle d'activité habituel. Par exemple une restructuration, ou la vente d'une filiale. Cette charge ou ce produit que l'on ne retrouvera pas l'année suivante dans les comptes, sera comptabilisé au niveau du résultat exceptionnel afin de ne pas avoir d'impact sur la rentabilité économique réelle de la société.

 Les informations que l'on retire de la lecture du compte de résultat sont nombreuses.

 Le résultat opérationnel

(ou résultat d’exploitation) c’est une donnée essentielle, il indique la rentabilité économique réelle de la société, il montre sa capacité a gagner de l'argent sur son activité. En divisant le résultat opérationnel par le chiffre d'affaires, on obtient la marge opérationnelle, une donnée que regardent de près les investisseurs : si la marge opérationnelle (ou marge d’exploitation) monte, alors la société augmente sa rentabilité, ce qui est particulièrement apprécié.

 Le résultat net

c’est quant à lui est bien évidemment l'un des premiers éléments que regardent les investisseurs. Notez que si le chiffre brut est important, les boursiers considèrent aussi avec attention la variation du résultat par rapport à l'exercice précédent, et s'il est conforme, meilleur ou moins bon que ne le prévoyaient la société et les analystes financiers.

D’autres notions comptables peuvent être utiles à connaître :

 L’Ebitda
ce terme anglais signifie Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Il s'agit donc du résultat avant prise en compte des charges financières, des impôts, des provisions et des amortissements. C'est ainsi le bénéfice résultant des seules activités d'exploitation.

 Le Cash-Flow

il s'agit de la différence entre les entrées et les sorties de trésorerie au niveau de l'exploitation. Son calcul s'effectue de la manière suivante :
  Résultat net
+ Dotation aux amortissements et aux provisions
+ Moins-values de cession d'actifs
- Plus-values de cession d'actifs
- Variation du BFR (Besoin en fonds de roulement)

 Le Free Cash-Flow

le free cash-flow correspond au flux de trésorerie généré par l'actif économique de l'entreprise. On peut le calculer ainsi :
  Excédent brut d'exploitation ou EBITDA
- Impôt normatif sur le résultat d'exploitation
- Variation du besoin en fonds de roulement
- Investissements nets des désinvestissements

Le free cash flow correspond donc à l'argent dont dispose l'entreprise pour rembourser ses dettes, verser un dividende, racheter ses propres actions, effectuer des opérations de croissance externe ou augmenter sa trésorerie. On peut également établir la valeur d'une société à partir de l'actualisation des flux de free cash-flow.

Le bilan de l'entreprise vous donnera deux types d'information : ses ressources financières (passif) et ses emplois (actif), pour résumer, d'où proviennent ses fonds et comment elle les utilise. Les ressources d'une entreprise sont globalement divisées en deux catégories : ses ressources financières propres, que l'on appelle "fonds propres" et son endettement.

Les fonds propres sont composés du capital ainsi que des réserves que la société constitue année après année, c'est à dire la partie de son résultat net qu'elle ne va pas distribuer à ses actionnaires. L'endettement se divise lui aussi en deux partie : les dettes financières à moyen long terme qui sont censées financer les immobilisations (machines, bâtiments, ...) et les dettes financières à court terme qui elles ont pour vocation de financer le cycle d'activité normal de la société. Parmi les points que regardent en premier les investisseurs figure le ratio d'endettement c'est à dire les dettes - la trésorerie / fonds propres : la situation est jugée dangereuse quand ce ratio est supérieur à 1, c'est à dire que l'endettement de l'entreprise dépasse ses fonds propres, les frais financiers risquant de dévorer la rentabilité de l'entreprise. Dans ce cas, soit l'entreprise devra vendre des actifs rapidement pour rembourser une partie de ses dettes, soit elle devra augmenter ses fonds propres, notamment en procédant à une augmentation de capital.

Les emplois (actifs) comprennent les actifs incorporels, c'est à dire les brevets que possède la société, ses marques, etc…, ainsi que ses actifs corporels qui sont représentés par son outil de travail, les usines, les machines, les bureaux, etc… qu'elle possède. La seconde catégorie d'actif est représentée par les actifs d'exploitation, c'est à dire pour simplifier ses stocks. Parmi les éléments les plus intéressants, il conviendra de regarder dans les actifs si la société ne possède pas des biens qui sont totalement amortis car ils figurent dans ces comptes depuis de longues années, ou qui n'ont pas été revalorisés et qui pourraient générer des plus-values très importantes si la société décidait de les vendre. Ainsi, il arrive que l'on découvre dans le bilan de certaines sociétés qu'elles possèdent des terrains ou des immeubles achetés il y a très longtemps et dont le prix est largement sous-évalué dans le bilan...

 

Vous pouvez ouvrir un compte de démonstration sans engagement vous permettant de tester vos compétances sans risque en téléchargent ce logiciel gratuit.