|
|
|
| Activités et revenus complémentaires à domicile - Trader, Bourse et Forex en ligne | ||||||||||||
|
3.3.1 L’analyse fondamentale Contrairement à ce que pensent ceux qui débutent en Bourse, une action dont le cours est très élevé pourrait être moins "chère" qu'un titre dont le cours est très faible. Ainsi, le fait qu'Alcatel cote 10 euros ne veux pas dire que la valeur est meilleur marché que Bouygues qui vaut 35 euros. D'autres facteurs doivent être considérés : 3.3.1.1 Le PER Le PER (Price Earning Ratio appelé aussi rapport cours/bénéfices) est l'un des premiers critères à prendre en compte dans l'évaluation d'un titre. Il se calcule en deux temps. Tout d'abord en divisant le bénéfice net par le nombre d'actions composant le capital, on obtient ainsi le Bénéfice Net par Action ou BNA ou BNPA. Puis, en divisant le cours de Bourse par le BNA, vous obtenez le PER du titre. PER = Cours / BNA avec BNA = bénéfice net / nombre d'actions composant le capital de l'entreprise. Plus le PER est faible, plus l'action est bon marché et inversement. Ainsi, un PER de 30 ou plus commence à être élevé dans l'absolu. Un PER est bon marché en dessous de 10 et très faible en dessous de 5 ou 6. Le PER est aussi appelé multiple de capitalisation des bénéfices ou plus simplement multiple. Ainsi obtenu, le PER donne une première indication sur la valeur d'un titre, mais il faut aussi tenir compte d'autres paramètres : le secteur de la société par exemple. Ainsi, pour une valeur sidérurgique un PER de 8 à 12 est normal alors que pour une valeur informatique un PER de 30 est habituel. Car le PER est d'autant plus élevé que le rythme de croissance des bénéfices est rapide. Prenons l'exemple d'une société A ayant des prévisions de croissance de 25% par an et un PER de 15, et d'une société B dont les bénéfices progressent de 5% par an, l'action B ayant un PER de 10. Rapidement, le PER de A sera moins élevé que celui de B, A est donc comparativement moins chère.
Les investisseurs valorisent donc les titres sur la base des résultats connus sur le dernier exercice mais surtout en fonction des bénéfices qu'ils estiment sur l'année en cours et les années suivantes. Retenez que malgré l'existence de différents critères d'évaluation, le PER est sans aucun doute l'un des plus importants et des plus fiables sur la durée. Peter Lynch, gestionnaire de Fidelity et auteur du best-seller "Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse ?" a de son côté une formule assez simple mais efficace au vu de ses résultats : il considère qu'un PER ne devrait jamais dépasser le taux de progression des profits d'une entreprise. Ainsi, une société dont le marché estime qu'elle va voir ses bénéfices s'accroître de 20% par an sur les prochaines années, devient intéressante si son PER est sensiblement inférieur à 20. La technique paraîtra simpliste à certains, mais en Bourse les méthodes les plus simples sont souvent celles qui fonctionnent le mieux... 3.3.1.2 Le Rendement Le rendement d'une action représente la rémunération que perçoit l'investisseur. Le rendement se calcule en divisant le dividende par le cours de l'action. Rendement = Dividende / Cours de l'action Plus le rendement d'un titre est élevé, plus son achat est intéressant. Mais attention, certains rendements très importants cachent parfois des situations délicates : une société mal en point voit son cours s'effondrer, le rendement augmente fortement mais si elle fait des pertes à l'avenir, elle ne distribuera plus de dividendes et le rendement deviendra donc nul ! Il y a des valeurs que l'on qualifie de valeurs de rendement car elles distribuent une part importante de leurs résultats à leurs actionnaires, notamment les sociétés immobilières. Les entreprises qui ont fait l'objet d'un RES (Rachat d'Entreprises par les Salariés) ont elles aussi généralement une politique de distribution assez généreuse car les cadres qui ont racheté leur société ont souvent eu recours à l'emprunt, ils doivent donc recevoir des dividendes élevés. Les valeurs de rendement sont particulièrement intéressantes quand les taux d'intérêts baissent, elles sont à l'inverse pénalisées dans les périodes où les taux sont élevés. 3.3.1.3 La décote sur actif net réévalué L'analyse de la décote d'une société est surtout utilisée pour apprécier les holdings, les sociétés immobilières ou de portefeuilles. Cet indicateur est aussi pertinent dans le cas de valeurs dont le cours s'est effondré à la suite de pertes ou de mauvaises nouvelles car il permet de juger du risque que l'on prend en investissant. Généralement les décotes se situent entre 20 et 35 % de l'actif net réévalué. On peut juger qu'une décote supérieure à 50 % représente un bon critère d'achat sur une valeur d'actif. Il est parfois possible de constater des "surcotes", c'est à dire un cours de Bourse supérieur à la valeur estimée du patrimoine de la société. Cela arrive dans certaines périodes atypiques : ainsi au début de l'année 2000, on a vu des holdings technologiques surcoter par rapport à leur valeur d'actif tant les investisseurs étaient persuadés que la valeur de leurs participations allaient monter rapidement... La formule de la décote se calcule de la façon suivante : Décote : (Cours - ANR) / Cours avec ANR : Actif Net Réévalué Comme nous l'avons aperçu dans l'analyse du bilan, il convient souvent de réévaluer l'actif des sociétés en fonction des critères de marché. Ainsi, une participation pourra être considérée en fonction de son cours de Bourse, un immeuble en fonction de la valeur des transactions immobilières dans le quartier, un brevet selon le potentiel d'activité qu'il peut générer, etc.... 3.3.1.4 Le PEG Le PEG, pour Price Earnings Growth, est apparu ces dernières années et peut notamment être utile pour comparer certaines valeurs de croissance. Le PEG se calcule par le rapport entre le PER et le taux de croissance moyens des bénéfices attendus sur les années futures. Par exemple, une valeur ayant un PER de 15 pour une croissance attendue de 20% aura un PEG de 0,75. Un PEG inférieur à 1 est souvent considéré comme situation plutôt favorable à l’investissement dans une valeur de croissance, mais ce n’est pas une généralité. 3.3.1.5 La capitalisation boursière rapportée au chiffre d'affaires Au-delà des résultats, la notion de chiffre d'affaires est parfois essentielle pour apprécier une valeur. En effet, même une société qui dégage des pertes peut représenter un intérêt de par l'activité qu'elle réalise, ou la part de marché qu'elle détient. La valorisation des entreprises par rapport à leurs chiffres d'affaires peut varier de façon très importante : une entreprise sur un secteur en faible croissance peut se payer 10 à 15 % de son CA lors d'une opération financière. A l'inverse, sur des secteurs dynamiques tels que l'informatique, il n'est pas étonnant de constater des prix de transaction représentant plus d'une année d'activité. Afin d'affiner ce critère, il convient de tenir compte des dettes de la société, car dans le cas d'une opération financière, l'acquéreur tient compte de l'endettement. L'idéal est donc de raisonner sur la base du ratio Capitalisation + dettes / CA. Notez que dans le cas d'une société ayant une trésorerie positive et non endettée, le ratio sera impacté. Autre intérêt à considérer le ratio capitalisation boursière sur CA est d'avoir une première estimation de la capacité bénéficiaire d'une entreprise. Par exemple, pour une société en perte, un investisseur peut estimer qu'une fois redressée, l'affaire dégagera une rentabilité au moins égale à celle du secteur d'activité. Il suffit donc d'appliquer cette marge nette pour avoir une idée approximative des bénéfices futurs et détecter ainsi une valeur à fort potentiel. Vous pouvez aussi retenir la moyenne des marges bénéficiaires dégagées par l'entreprise sur les années précédentes. 3.3.2 L’analyse technique Appelée aussi analyse graphique ou chartiste, l'analyse technique tente de prévoir les cours futurs en se basant sur les courbes des graphiques précédents. Les principes généraux reposent sur les données dérivées des marchés financiers, en particulier des cours d’échange et des volumes de transactions. Ces principes reposent donc sur des études empiriques. L’analyse technique a prouvé qu’elle permettait d’obtenir de bons résultats sous certaines conditions sans faire intervenir beaucoup de moyens puisque seuls les graphiques des cours suffisent. La raison du succès de l’analyse technique est certainement à rapprocher de sa facilité d’apprentissage. Etudions maintenant les principales figures remarquables de l’analyse technique. 3.3.2.1 Les figures remarquables 3.3.2.1.1 Les supports et résistances Les supports et résistances correspondent à une succession de cours qui reposent sur de véritables droites. Lorsque cette droite est supérieure au cours d’une valeur, il s’agit d’une résistance, lorsqu’elle est située en-dessous, d’un soutien. De manière très simple, la rupture d’une résistance, c’est à dire lorsque le cours d’une valeur dépasse le niveau de cours de la résistance, on obtient un signal d’achat. A l’inverse, la rupture d’un soutien constitue un signal de vente pour l’analyse graphique. 3.3.2.1.2 Les moyennes mobiles Les moyennes mobiles (MM) permettent d’éliminer les variations non significatives afin de dégager le mouvement général. Ces MM constituent donc un instrument de lissage de l’évolution des cours. Elles n’ont pas pour objet d’anticiper mais de déterminer des tendances à plus ou moins long terme par des signaux d’achat et de vente. On distingue trois moyennes classiques : la courte (généralement 10 jours), l'intermédiaire (50 jours) et la longue (200 jours de Bourse, soit près d’une année). Certains investisseurs travaillent sur des moyennes beaucoup plus courtes, notamment les day-traders. Un signal d’achat se déclenche quand une MM courte coupe, en venant du bas, une MM longue pour évoluer au-dessus. Réciprocité oblige : un signal de vente apparaît si une MM courte coupe, en venant du haut, une MM longue pour évoluer au-dessous. Notez aussi qu’un croisement de MM près d’un sommet est significatif d’un signal fort de retournement à la baisse. 3.3.2.1.3 Les têtes et épaules La figure tête et épaule est probablement la plus courante de l'analyse technique. Le marché tend à dessiner une figure ressemblant au buste d'un être humain. La courbe qui représente le cours de l'action est caractérisée par une succession de trois pics : "la tête" (au centre), et les deux "épaules" (sur les côtés). Le dépassement par la courbe de la ligne de "cou" en fin de figure est un signe de vente. A l’opposé, la figure tête et épaules inversées annonce souvent une forte hausse à venir. 3.3.2.1.4 Le canal Le canal est un outil d'analyse graphique permettant de déceler les tendances d'une valeur. Il est constitué de deux droites parallèles au sein desquelles la valeur fluctue. Selon l’orientation du canal, on parle de canal haussier ou baissier. A noter que la sortie d’un canal par le haut est annonciatrice d’une hausse, et inversement dans le cas où la valeur sort par le bas. 3.3.2.1.5 Les triangles Les triangles sont des figures assez fiables. Ils peuvent être qualifiés d’isocèles, ou encore de biseaux. La valeur qui évolue au sein d’un triangle voit sa zone de fluctuation se réduire peu à peu, la sortie par le haut est généralement suivie d’une forte progression des cours, et inversement par le bas. 3.3.2.2 Les indicateurs remarquables Les performances respectives des indicateurs suivants sont sensiblement identiques. Leur utilisation se fera selon la décision d'achat, de conserver ou de vendre. 3.3.2.2.1 La Stochastique La stochastique illustre les moments de sur-achats et de sur-vente pour un titre. 3.3.2.2.2 Le Momentum Le Momentum est un indicateur de mesure de rapidité des mouvements. Il joue un rôle important dans la mesure où il aide à identifier les sommets et les creux de marché. 3.3.2.2.3 Le MACD Le MACD (Moving Average Convergence Divergence) correspond à la combinaison entre deux lignes oscillatoires : la ligne delta (rapide) et la ligne de signal (lente). La ligne delta est relative à la différence entre deux MM exponentielles (12 et 26 jours, en général). La ligne de signal correspond à la moyenne mobile exponentielle (ou MM lente) à 9 jours. 3.3.2.2.4 Le RSI Le RSI (Relative Strengh Index) est un oscillateur étudiant la force relative du mouvement d’un titre. Si le RSI est égal à 100%, alors le mouvement est purement haussier. Et inversement si le RSI est égal à 0%. Si un RSI est supérieur à 70%, le titre est en sur-achat : le marché devrait alors prendre ses bénéfices. A l’inverse, si un RSI est inférieur à 30%, le titre est en sur-vente : le marché devrait alors être attiré par cette sous-valorisation et porter son cours à la hausse. Source : Bourse.com
|




